Une alimentation saine dépend du contexte et de la manière dont nous interprétons l’information scientifique. Il n’existe pas d’aliments absolument bons ou mauvais ; ce qui compte, c’est la variété, la dose et l’interaction des éléments dans notre régime. L’anxiété alimentaire fait partie de notre rapport à la nourriture.

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Quand ce qui ne te fait pas grossir te tue

À notre époque, où les avancées scientifiques et technologiques nous permettent en général de vivre mieux et plus longtemps, la vulgarisation scientifique fait partie des choses que nous lisons et entendons sur les découvertes scientifiques.

Concernant l’alimentation, nous avons exposé ici la nature changeante de ces connaissances : bien qu’elles soient produites selon la méthode scientifique, la fragmentation du savoir et la façon dont il se construit laissent de nombreux angles morts, et ce qui était autrefois considéré comme bon à manger pour certaines propriétés bénéfiques peut aujourd’hui être vu comme l’aliment le plus néfaste.

La semaine dernière, deux nouvelles ont été annoncées concernant les dangers de certains aliments. La première mettait en garde contre le risque de griller, toaster ou frire les aliments, car ces procédés produisent une substance appelée acrylamide, un agent cancérigène. Ensuite, la FDA a confirmé que la viande de poulet contient de l’arsenic, également considéré comme cancérigène. Si l’on ajoute à cela l’avertissement de l’OMS l’année dernière sur les agents cancérigènes des viandes rouges et des charcuteries, nous sommes dans un contexte où l’on nous bombarde d’informations sur les dangers de consommer tel ou tel aliment. Face à ces nouvelles, il est presque normal que chacun s’inquiète de ce qu’il mange, allant jusqu’à envisager un régime de légumes crus, sans sauces grillées, ni céréales toastées, ni viandes rouges ni poulet. Ce régime répondra-t-il à tous les besoins nutritionnels, tout en procurant plaisir, satisfaction sociale et accessibilité ? Tout dépend du contexte.

La science et la technologie ont imprégné la vie quotidienne, car la vulgarisation scientifique exige clarté et assertivité dans les messages transmis. Des nouvelles précédentes, nous retenons donc que le poulet, la viande rouge, toaster, frire et griller donnent le cancer. Mais les découvertes scientifiques ne fonctionnent pas de manière aussi simple. Par exemple, il existe des méthodes qui établissent des relations de causalité : une substance est la cause unique et directe d’un trouble. D’autres études établissent des relations d’association, ce qui signifie que, même si une substance n’est pas la cause directe d’un phénomène, elle est associée à une conséquence déterminée. En plus de ces modèles scientifiques, il existe toute une différenciation selon le type de dose, le type de conception expérimentale, la façon dont on étudie l’exposition des personnes à une substance, comment cet effet peut être modifié s’il est combiné à d’autres substances, et même la dose à laquelle il est déterminé comme nocif ou non.

La recherche scientifique est précieuse, tout comme le rôle de la FDA ou de l’OMS qui avertissent des risques potentiels et diffusent le message. Cependant, il faut tenir compte de la relativité de la manière dont le message est transmis. L’OMS dispose d’un système de codification qui désigne les risques de différentes façons, tout en cherchant à être compréhensible pour la population. Le problème est que, souvent, les messages sont simplifiés et alertent sur des dangers qui n’affectent pas tout le monde de la même manière. De plus, la complexité de l’alimentation réside dans le fait que nous ne consommons pas seulement des substances issues de la viande, du poulet ou de leurs procédés culinaires. Nous mangeons ce poulet dans un mole, avec une salade, avec une soupe. Prendre en compte l’interaction de tous ces éléments est complexe. Au-delà de toutes ces considérations, il faut rappeler que dans l’art de communiquer et de vulgariser la science, interviennent des variables étudiées par la psychologie sociale. Il a été démontré qu’une caractéristique invariable de l’alimentation est de produire une certaine anxiété à l’idée d’“introduire” dans le corps une substance étrangère. Autrefois, l’anxiété venait de la comestibilité d’une herbe ; aujourd’hui, elle provient de toutes ces substances non identifiées qui pourraient nous rendre malades.

— Cet article a été publié à l'origine en espagnol par Liliana Martínez Lomelí. Traduction générée par IA à partir du texte original.

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