Les résolutions du Nouvel An impliquent parfois un changement de mode de vie qui, en mars, nous laisse souvent frustrés, peut-être à cause de la façon dont nous fixons nos objectifs.
Déjà aux premiers jours de 2017, bien que l’année soit nouvelle, les histoires sont connues : les nouvelles inscriptions dans les salles de sport atteignent leur maximum, et après les jours fériés où nourriture et boisson abondent, beaucoup de personnes choisissent d’adopter des régimes frugaux pour « combattre » les kilos en trop laissés par la saison, mais qui s’accumulent aussi depuis un certain temps.
Parmi les résolutions de Nouvel An les plus courantes, on trouve littéralement celle de perdre du poids. Comment y parvenir ? On pourrait répondre avec le binôme classique : régime et exercice. Ainsi, les gens s’inscrivent dans des salles de sport, profitent des soldes sur les vêtements de sport, recherchent le dernier régime à la mode (en ce moment, la tendance est aux détox de jus) et, avec beaucoup de volonté, commencent le régime et l’exercice car l’objectif est de « perdre du poids ». Dès la quatrième semaine, les plus résolus restent affamés, de mauvaise humeur, mais peut-être motivés par les kilos perdus pendant cette période de frugalité monacale.
En avril, presque plus personne ne se souvient de ses résolutions. Ceux qui ont réussi à intégrer les nouvelles pratiques de mode de vie non plus comme une résolution mais comme une habitude sont ceux qui tiennent leurs promesses. Pourquoi sommes-nous frustrés et pourquoi n’arrivons-nous pas à tenir nos engagements ? D’abord, parce que pour qu’un comportement (bien manger, faire de l’exercice et/ou du sport régulièrement) s’installe en nous comme une habitude, l’être humain a besoin de plus que de la seule volonté.
Les spécialistes de la psychologie sociale savent que « vouloir, c’est pouvoir » n’est pas une vérité absolue. Les humains ont besoin de symboles pour fonctionner avec des habitudes répétées : pour dormir, par exemple, l’un des rituels consiste à mettre des vêtements différents de ceux portés dans la journée. Le rituel du réveil en semaine avec une douche ou une tasse de café dépend beaucoup de la répétition mais aussi du symbole. Et dans le cas des régimes frugaux, aucun corps ne peut les supporter ni aucun contexte socioculturel ne les favorise.
Alors, n’y a-t-il pas d’espoir ? Si, mais parfois, il faut prêter attention à la façon dont nous formulons nos objectifs. « Je veux perdre du poids », pour quoi faire ? Parce que je suppose que si je perds du poids, je pourrai un jour ressembler aux mannequins de Victoria’s Secret ou au beau gosse hollywoodien du moment avec des pectoraux bien dessinés ? Pour être plus attirant(e) pour le sexe opposé et ainsi être plus aimé(e) ? Pour atteindre un modèle de perfection avec le travail parfait, la famille parfaite et le corps parfait, et donc être plus désirable socialement ? Interrogeons-nous sur la raison pour laquelle nous fixons cet objectif de cette manière qui nous conduit finalement à l’échec. Il est scientifiquement prouvé que les kilos perdus lors d’un régime sont repris à long terme. Peut-être que l’objectif principal ne devrait pas être formulé comme une perte de poids, mais plutôt comme une recherche d’un plus grand plaisir dans notre alimentation, d’une manière globale, qui ne se limite pas à la santé, mais inclut aussi la satisfaction et le plaisir. Ainsi, viendront alors les kilos en moins et les sourires en plus, ce qu’aucun régime de famine ne pourra jamais offrir.
Twitter : @Lillie_ML
Publié à l’origine dans El Economista
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— Cet article a été publié à l'origine en espagnol par Liliana Martínez Lomelí. Traduction générée par IA à partir du texte original.