Nous ne sommes pas efficaces face au gaspillage alimentaire car des barrières culturelles, sociales et comportementales rendent difficile la réutilisation des aliments. Les perceptions sur les restes et le manque de compétences culinaires poussent aussi à jeter des aliments encore consommables.

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Pourquoi ne sommes-nous pas efficaces face au gaspillage alimentaire ?

3 min de lecture
Opinión - Liliana Martínez Lomelí - El Economista

Le gaspillage alimentaire est l’un des problèmes les plus importants liés au système alimentaire mondial. La FAO estime qu’un tiers des aliments comestibles est gaspillé chaque année dans le monde. Ce chiffre est alarmant quand on considère que la faim n’a pas encore été éradiquée à l’échelle mondiale (comme le prévoyait l’objectif « Faim zéro » de l’ONU), et que ce gaspillage a des conséquences économiques et environnementales majeures, surtout en période de production alimentaire peu durable. La majorité du gaspillage alimentaire provient des foyers, ce qui souligne l’urgence de développer des stratégies contre le gaspillage axées sur la gestion des aliments au sein du domicile.

Face à l’importance de ce sujet, des scientifiques de divers domaines ont abordé le gaspillage alimentaire comme un problème urgent à résoudre, en posant des questions telles que : Comment la nourriture est-elle achetée, préparée et consommée de façon à générer du gaspillage ? Comment les gens décident-ils ce qui est comestible et ce qui doit être jeté ? Comment les restes sont-ils gérés avant de devenir du gaspillage ? Quelles attitudes et perceptions les personnes ont-elles envers les restes ? Avec ces questions identifiées et étudiées de manière systématique, l’approche du gaspillage alimentaire est devenue multidisciplinaire, analysant comment les systèmes de production et de consommation contribuent ou entravent le gaspillage, et examinant d’un point de vue comportemental pourquoi les individus génèrent du gaspillage à partir de restes non avariés, même si cela crée aussi un déficit dans l’économie domestique. Il est donc essentiel d’explorer les opinions et représentations des consommateurs concernant les restes, car cela a montré qu’il est possible de concevoir des stratégies plus adaptées pour favoriser le changement de comportement et prévenir le gaspillage.

Lorsque nous nous penchons sur ces représentations (pensées, opinions ou croyances des personnes), nous comprenons que le sujet des restes est plus complexe : beaucoup pensent que les restes sont constitués d’aliments ayant perdu toute leur fraîcheur et leur appétence, ou trouvent simplement ennuyeux de répéter le même repas « réchauffé », par exemple. D’autres normes sociales empêchent la réutilisation ; par exemple, il n’est pas bien vu de servir des restes à des invités à la maison. Parfois, l’aspect changeant d’un reste le rend moins appétissant, ou bien il existe un manque de connaissance sur les techniques de conservation pour garantir l’innocuité de l’aliment.

Il a également été identifié que les facteurs sociodémographiques font une différence : les femmes se sentent plus mal à l’aise de jeter des restes que les hommes (probablement en raison du conditionnement social), et les jeunes sont les moins disposés à réutiliser les restes. La réutilisation nécessite sans doute aussi le développement de compétences culinaires. Connaître les implications de tous ces facteurs autour du gaspillage alimentaire est donc fondamental pour concevoir des stratégies et interventions adaptées afin que les consommateurs adoptent différentes façons d’éviter le gaspillage alimentaire.

— Cet article a été publié à l'origine en espagnol par Liliana Martínez Lomelí. Traduction générée par IA à partir du texte original.

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