L’allaitement maternel doit être soutenu par le système social et professionnel, et ne pas reposer uniquement sur le choix individuel des femmes. Il est essentiel de créer des conditions flexibles et des espaces adaptés pour permettre aux mères d’allaiter et de travailler sans devoir choisir.

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Semaine mondiale de l’allaitement maternel

3 min de lecture
Opinión - Liliana Martínez Lomelí - El Economista

Cette semaine marque la Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2023, avec le thème « Faisons fonctionner l’allaitement maternel et le travail ». Il s’agit d’une initiative mondiale coordonnée par la World Alliance for Breastfeeding Action pour promouvoir l’allaitement comme la meilleure alternative pour nourrir exclusivement les nouveau-nés jusqu’à 6 mois, et de manière complémentaire jusqu’à au moins deux ans.

Indéniablement, la question du travail des femmes est l’une des principales variables qui fait que beaucoup ressentent un véritable obstacle à poursuivre l’allaitement au-delà du congé de maternité. Selon un message de l’OPS, les femmes ne devraient pas avoir à choisir entre allaiter leurs enfants ou travailler. En réalité, il ne s’agit pas d’un choix individuel où les femmes seraient les seules responsables de poursuivre ou non l’allaitement, ou de devoir choisir entre leur emploi ou arrêter de travailler pour continuer à allaiter.

Il est essentiel que les acteurs sociaux, tant au niveau macrosocial que microsocial, soutiennent l’allaitement des femmes qui choisissent de le faire avec leurs enfants. Au niveau macrosocial, il est principalement nécessaire d’avoir une législation sur le travail des femmes qui offre les conditions de base pour qu’elles disposent non seulement de temps rémunéré pour continuer l’allaitement, mais aussi de lieux et de flexibilité pour la réintégration au travail. L’OPS indique qu’il faudrait accorder au moins 18 semaines, et de préférence 6 mois, de congé de maternité rémunéré pour soutenir l’allaitement. En Amérique latine, le Mexique se situe en dessous de nombreux pays comme le Brésil, le Chili, Cuba et la Colombie en nombre de jours de congé de maternité rémunéré (84). Il est encore nécessaire de créer des espaces et des conditions de travail plus flexibles.

Il faut également prendre en compte toutes les travailleuses qui n’ont pas d’emploi formel. Au-delà de ces conditions, poursuivre l’allaitement et le travail, au-delà des jours rémunérés, nécessite le soutien de tout un écosystème pour que cela soit possible. Du soutien avec les aidants à la manière dont la femme peut trouver du temps pour travailler, cela requiert indéniablement un appui de l’environnement. Au-delà de ces situations, la réflexion devrait aussi porter sur la manière dont les femmes choisissent le travail comme moyen d’accomplissement personnel ou comme obligation pour subvenir aux besoins de leurs enfants. Jamais un être humain n’a autant besoin de sa mère que durant ses trois premières années de vie, selon les spécialistes du développement neurologique.

Le capitalisme oblige sans doute la majorité des acteurs à remplir des quotas de productivité pour pouvoir vivre, en plus de remplir différents rôles imposés socialement. Le paradoxe du choix entre travail, allaitement ou même maternité ne devrait donc pas être une affaire de chaque femme, mais aussi d’un système qui soutient quel que soit le choix pris par les femmes, en fonction du bien-être de la mère et de ses enfants. Enfin, l’éducation de meilleurs êtres humains comme une responsabilité partagée entre ceux qui les engendrent, mais aussi du système dans lequel nous vivons, est la base pour réparer un tissu social si détérioré par le fait de placer les valeurs dans les mauvais objets.

— Cet article a été publié à l'origine en espagnol par Liliana Martínez Lomelí. Traduction générée par IA à partir du texte original.

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