À quoi ressemblera l’espace physique de la cuisine du futur ? Le lieu domestique destiné à la préparation des aliments a évolué au fil de l’histoire et des cultures. Il représente en fait l’un des meilleurs témoignages de la culture matérielle d’une société. Généralement, les configurations de cet espace depuis l’Antiquité incluent la source de chaleur (du feu à la plaque à induction) autour de laquelle les aliments sont transformés, préparés et parfois même consommés.
L’espace physique de la cuisine est l’un des meilleurs témoins silencieux de la façon dont les sociétés se sont transformées parallèlement aux innovations technologiques, et aussi de la manière dont certains artefacts de la culture matérielle ont perduré, parfois pendant des siècles, coexistant avec les développements technologiques les plus modernes. L’espace physique de la cuisine témoigne également de l’évolution des modes de vie en fonction des occupations des personnes, de la gestion du temps, des rôles de genre, des interactions de la vie quotidienne, entre autres aspects d’une grande importance sociale, économique et culturelle.
Dans ce contexte, de nombreuses personnes et représentants de diverses industries s’interrogent sur la cuisine du futur : Existera-t-il un espace dans la maison dédié à la préparation des aliments, ou assistons-nous à une contraction non seulement de l’espace, mais aussi de la pratique de préparation qui ne justifie plus la création d’un espace dans la vie domestique ? Comment utiliserons-nous les outils de cuisine à l’avenir ? Comment l’Intelligence Artificielle s’intégrera-t-elle dans notre quotidien, avec l’exemple évident non seulement de la préparation, mais aussi de la sélection des aliments et de la gestion des déchets ? À qui seront destinés ces développements technologiques et surtout, qui sera prêt à les accepter et qui restera attaché à ce qu’il connaît ? Quelles résistances rencontrerons-nous à accepter, par exemple, qu’une Intelligence Artificielle gère la façon d’acheter, de stocker et de préparer les aliments ?
Dans le cadre de toutes ces interrogations, une entreprise d’électroménager a récemment présenté un système de cuisine du futur dans lequel tous les placards et appareils sont interconnectés pour offrir, entre autres, un coaching nutritionnel en fonction des aliments stockés dans le garde-manger et le réfrigérateur, des modes de stockage des aliments qui, selon des études comportementales, améliorent la consommation de nutriments — placards transparents pour les fruits et légumes avec des systèmes qui les maintiennent frais plus longtemps, placards spéciaux pour le stockage des céréales, tiroirs spéciaux pour la fermentation des aliments, entre autres. Le système dispose également d’une intelligence artificielle basée sur les recommandations alimentaires du rapport EAT de Lancet, concernant une alimentation saine et durable.
Bien que ce système ne soit pas encore disponible, il est évident que sa disponibilité et sa configuration sont centrées sur une minorité privilégiée de la population qui n’a pas à faire face à l’insécurité alimentaire, entre autres aspects. De plus, ces développements technologiques sont manifestement orientés vers une catégorie de population non seulement dotée d’un pouvoir d’achat, mais aussi de modes de vie domestiques qui ne sont pas universels, où, par exemple, l’espace domestique n’abrite qu’une famille nucléaire, dans un contexte d’acquisition alimentaire urbain, avec des espaces culturellement déterminés à des dimensions spécifiques. Toutes ces variables influent sur la manière dont ces cuisines constitueront véritablement la « cuisine du futur ».
— Cet article a été publié à l'origine en espagnol par Liliana Martínez Lomelí. Traduction générée par IA à partir du texte original.
